Le 10 mai suivant, au lendemain de la création du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la Banque centrale européenne (BCE), devant l’ampleur des mouvements de marchés que rien ne semblait devoir calmer, décide d’intervenir sur le marché secondaire, celui de la revente, et d’acheter des obligations grecques à tour de bras.
Cette dégradation a eu un effet immédiat : en effet, dès qu’une dette quitte la rive des investissements sûrs (A), les banques, les fonds de pension ou les assurances doivent les vendre, alimentant ainsi la chute de leur valeur et donc l’augmentation des taux d’intérêt exigés, ce qui entraine une nouvelle dégradation par les agences et donc de nouvelles ventes& En effet, les réglementations internationales (Bâle pour les banques, Solvency pour les assurances) obligent ces organismes à posséder des fonds propres d’une certaine qualité, qualité déterminée par les notes des agences (il faut au minimum deux dégradations pour être obligé de vendre).
On ne peut que s’étonner que les dégradations suivent ainsi quasi automatiquement la décision de la BCE d’intervenir sur le marché secondaire, ce qui annule les effets de cette intervention pour le plus grand bonheur de ceux qui parient sur une baisse de valeur des obligations italiennes.
Le 10 mai suivant, au lendemain de la création du Fonds européen de stabilité financière (FESF), la Banque centrale européenne (BCE), devant l’ampleur des mouvements de marchés que rien ne semblait devoir calmer, décide d’intervenir sur le marché secondaire, celui de la revente, et d’acheter des obligations grecques à tour de bras.
Source:
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/les-agences-de-notation-complice-des-sp%25C3%25A9culateurs.html